55 jours de confinement. Quel bilan?

Le 17 mars 2020, les activités d’accompagnement du cabinet TRIGONE se sont brutalement arrêtées. Le silence s’est peu à peu imposé. Grâce à la visioconférence, nous avons maintenu les liens avec les cadres engagés dans la formation à l’approche systémique de l’accompagnement et avec les manageurs de La Maison de l’Enfance de Saint-Maximin où nous avons osé des rendez-vous par trios pour penser les valeurs de leur projet managérial.

Nous avons répondu à la demande de l’Université d’Aix-Marseille de maintenir la continuité pédagogique pour les étudiants inscrits dans le master «consultant et coach ». Le confinement a autorisé le questionnement sur le projet professionnel de l’étudiant.

Nous avons répondu à la demande de l’Institut Régional en Travail Social (IRTS) de proposer aux manageurs étudiants des séquences d’analyses de pratiques alors que beaucoup d’entre eux étaient en première ligne. Le contexte de la crise du COVID19 a incontestablement positionné les étudiants sur l’évaluation d’une crise systémique.

Avec les pilotes régionaux qui managent les équipes sur le handicap rare en France, nous avons élaboré une stratégie d’accompagnement de leur réseau. Ici aussi, le contexte de crise requiert d’encourager les dynamiques de réseau qui accompagnent les institutions publiques et associatives à penser les politiques et les projets autrement qu’en silos.

Nous avons imaginé de nouvelles modalités pour que « le réseau de la nouvelle vague créative et artistique de la toute petite enfance » soit actif et solidaire. L’enjeu est d’engager structures culturelles et artistes à soutenir l’effort des professionnelles de la toute petite enfance qui devront maintenir la relation créative avec le tout-petit malgré le protocole sanitaire.

Il convient maintenant de déconfiner les projets. Nous avons une certitude (ce sera la seule) : il faut offrir des espaces d’écoute et de régulation. Mettre des mots, inviter la poésie et la philosophie, tisser des liens solidaires et reprendre peu à peu le chemin du projet dans un contexte de fortes incertitudes.

«  Vivre, c’est naviguer dans une mer d’incertitudes, à travers des îlots et des archipels de certitudes sur lesquels on se ravitaille… »- Edgar Morin- Journal du CNRS- Avril 2020

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